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LORUS Amour, Humour, Savoir sont 3 bons outils pour sculpter la vie. Carpé diem. |
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TO BE SCULPTEUR OR NOT TO BE SCULPTEUR ? De nos jours on ne fait plus la différence entre "une sculpture", une statue, un bronze, un modelage, un assemblage, une structure, bref tout ce qui est en trois dimensions est devenu sculpture. Et pourtant il existe bien une grande différence entre un travail de sculpteur, de modeleur, de soudeur, d'assembleur ou de plasticien. Le travail de sculpteur est vraiment spécifique et il n'est pas reconnu à ce titre. Le verbe sculpter (du latin sculpere) est une technique très simple mais très dure dans le résultat. En effet il ne demande aucune connaissance, c'est un travail binaire, on ne fait que retirer de la matière, il faut être en harmonie avec son idée, la matière, l'énergie et le temps. Les compagnons du devoir font bien la différence entre un tailleur et un sculpteur. Par exemple Rodin ne se définissait pas comme sculpteur mais comme modeleur statuaire car il connaissait la difficulté à sculpter et faisait souvent appel à des tailleurs pour transformer ses modelages en marbre ou à des fondeurs pour les bronzes. Michel Ange, lui, revendiquait cette discipline, il dessinait ou modelait ses futures oeuvres mais il sculptait directement la pierre et allait chercher sa sculpture. Tout ceux qui ont touché à cette technique savent la difficulté à réaliser ce que l'on veux faire. Je pratique de nombreuses techniques, mais la sculpture en taille directe reste pour moi la référence du sculpteur. On peut comparer par analogie la différence qu'il existe entre la sculpture et le modelage (ou tout autre technique) avec la différence qu'il existe entre le théâtre et le cinéma. Au cinéma on peut refaire la prise, au théâtre on joue la pièce en directe, mais ce n'est pas encore de la sculpture car on connaît le texte (on a un modèle), ce serait un travail de tailleur alors que la sculpture il faut inventer la pièce sans connaître le texte on à un thème et on crée en directe. Mais, je vais rejoindre la majorité des gens en disant que: quelque-soit la technique ou la matière utilisée seul le résultat est important, mais dans un monde ou l'on a tendance à perdre ses valeurs, il nous faut parfois remonter à la source pour savoir ou l'on va, alors commençons par respecter "la sculpture" et les sculpteurs. voici une idée de différentes techniques (cliquez sur l'image) |
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Actualité Expo Je serais sur le salon "tous à l'art" pendant la foire internationale de Nice du 14 au 22 Avril 2012. Sculpture en cour: Le bloc de départ Vous pouvez venir voir mon travail dans mon atelier sur le bassin d'Arcachon
Livres: 2010:Parution dans le livre < art du nu 2010 > édité aux éditions Patou. 2009:Parution dans le livre < les artistes contemporains 2009 > édité par la gazette des arts 2009:Photo dans art actualité magazine N° :167 2008:Parution dans le livre "art du nu" édité aux éditions Patou 2007:Parution dans le livre « les artistes contemporains 2007 » édité par la Gazette des arts. Biographie:
Ca s’est passé en France le 03 septembre1959 à 8 heures, je suis né,
j’ai braillé et on m’a appelé laurent Hutinet.
La vie (d'un être) est une émotion
permanente. Elle est marquée par deux moments: la naissance et la mort. C'est
entre ses deux grandes émotions qui jalonnent et délimitent notre
vie, dont nous n’avons pas conscience du début (pour la naissance) et dont nous ne
savons pas l'après (pour la mort), que nous allons sculpter émotionnellement notre
vie. Cette vie sera faite
de moments durs et de moments agréables, avec de nombreuses épreuves sur la
route ou l’on devra choisir, sublimer, et accepter pour parachever notre
entité.
Celle-ci démarre, se construit, se cultive avec et par les autres dans un
environnement qui a sa vie a par entière. Pour moi, la meilleure voie, c’est l’émotion,
la foi en l’amour. Par la sculpture, j’essaie en effet de transmettre un
message d’amour dans lequel la femme joue un rôle primordial. Septembre 1996 : émotion fondamentale, suite au
décès accidentel de mon chien Aldo, basset hound de 10 ans, stoppé dans sa
vie par une voiture. En effet les deux intervenants n’évoluant pas dans les mêmes
règles, les mêmes espaces (l’homme envahissant le monde) le
pare-chocs a tranché inexorablement. Une perte de vie quelle qu’elle soit ,
un choc émotionnel, une blessure d’amour sont des faits lourds à assumer et
on éprouve d’abord un sentiment d’injustice. La vie me l’avait déjà
fait connaître et je savais que ce moment d’émotion vif et intense devait être
positif et que c’était à moi de réagir : j’en avais les moyens
et l’amour. Naturellement j’ai voulu immortaliser Aldo, ne connaissant ni la
sculpture, ni le dessin, ni Rodin, ni Michel Ange, je me lance
au hasard, muni d’une photo de mon chien. J’avais entendu que les sculpteurs dessinaient avant de
sculpter, j'ai pris un crayon et j'ai essayé de dessiner mon Aldo sur toutes les faces du cube de
plâtre avec ma base de 1/20 en dessin au bac . Cette étape effectuée, je me suis dit: on y va, on retire le
surplus de plâtre, alors
j’ai gratté avec un
tournevis autour du dessin, mais hélas il partait avec la matière. Je me
trouve alors dans l’alternative d’arrêter ou de persévérer, je décide de
continuer au jugé, au ressenti, à l’œil pour finalement réaliser à recréer
Aldo avec un certain succès. J’ai pris goût à créer en sculptant et depuis
je continue à essayer de progresser et d'évoluer. J’ai découvert ensuite le modelage, le
bronze, l’assemblage, d’autres techniques pour réaliser des volumes ou m'exprimer
d'une autre manière. Elles
ont toutes leurs attraits, mais la sculpture en taille
directe symbolise à mes yeux un moment de vérité par rapport à soi-même à
la fois difficile et motivant. J'ai appris par la suite
que « sculpter »
vient du latin « sculpere » qui signifie retirer de la matière.
A mon sens il y a une analogie entre une sculpture et une vie: il y a une
origine(la matière) qui a ses propres qualités et défauts, une naissance
(l'idée) engendrée par la motivation et l’émotion. On y ajoute de l’énergie, du
temps et puis toutes les étapes
successives de la création avec ses surprises et ses déconvenues. Le temps
s’arrête en constatant le résultat et l’objectif atteint dans le partage
de ce moment d’émotion. Dans cette démarche, on ne fait que tailler,
arracher, limer, poncer : essentiellement des actes destructeurs alors que
l’on parvient finalement à un résultat (c’est en tombant que l’on
apprend à marcher). On a construit en détruisant, les notions de « bon »
et de « mauvais » n’existent pas, il n’y
a que le temps qui nous arrête. A chaque morceau que l’on retire
c’est un peu de temps qui passe on ne peut pas revenir en arrière, il faut
donc essayer de faire au mieux tout le temps. Le doute et la remise en cause
sont omni présents. Heureusement les outils sont là. On y met toute sa volonté,
son amour, on investit toutes ses idées en respectant la matière entre ses
mains. Tout comme la sculpture, la vie a ses outils : l’amour, l’humour, le
savoir et le temps. Prendre son temps ce n’est ni aller vite, ni se reposer c’est aimer et partager. Cette sculpture que j’aime est un symbole de la vie. Chacun la façonne en fonction de ses moyens, de sa volonté de sa motivation profonde. La détruire est aléatoirement facile, la construire est difficile….... Dans la sculpture, surtout à notre époque ce que je voudrais défendre c'est le mot sculpteur, car il est plein de vérité et d'humilité. Certes Michel Ange a tout montré et et a navigué toute sa vie avec la perfection dans ce domaine mais on peut exister quand même et emmener un peu de monde avec nous.
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